Mawangdui Daoyin Shu : comprendre ce Qi Gong de santé issu de la tradition du Daoyin
Publié le 22 Juillet 2026
Introduction — Une méthode ancienne,
une pratique contemporaine
Le Mǎwángduī Dǎoyǐn Shù (马王堆导引术) est aujourd’hui pratiqué comme un Qi Gong de santé composé de douze mouvements. Il se distingue par ses nombreux étirements, rotations, flexions, extensions et transferts de poids, qui mobilisent progressivement l’ensemble du corps.
Son nom renvoie au site archéologique de Mawangdui, près de Changsha, dans la province chinoise du Hunan. C’est dans la tombe no 3 de ce site, fermée en 168 avant notre ère, qu’a été découvert le célèbre Dǎoyǐn Tú, une peinture sur soie représentant différentes pratiques corporelles de santé.
Une distinction est toutefois essentielle : la méthode pratiquée aujourd’hui n’est pas un enchaînement antique retrouvé intact. Il s’agit d’une forme contemporaine élaborée à partir des représentations et des principes transmis par les documents de Mawangdui, puis organisée selon les théories de la médecine chinoise et les connaissances modernes relatives au mouvement.
Cette précision permet d’éviter deux erreurs fréquentes : présenter la forme actuelle comme une chorégraphie vieille de plus de deux mille ans ou, à l’inverse, réduire son intérêt à une simple reconstitution historique.
Qu’est-ce que le Daoyin ?
Le mot Dǎoyǐn (导引) associe traditionnellement deux idées :
- Dǎo : guider, conduire ;
- Yǐn : tirer, étirer ou entraîner.
Le Daoyin rassemble ainsi des pratiques corporelles associant postures, étirements, mouvements, respiration et attention mentale. Il appartient à l’histoire des méthodes chinoises d’entretien de la santé qui ont précédé l’emploi moderne et généralisé du mot « Qi Gong ».
Les représentations du Dǎoyǐn Tú montrent des hommes et des femmes d’âges différents, debout ou accroupis, exécutant des flexions, des inclinaisons, des extensions et des exercices parfois accompagnés d’accessoires. Il s’agit d’un ensemble d’exercices et non de la description détaillée d’une forme unique.
Le Mawangdui Daoyin Shu moderne conserve cet esprit : faire circuler le mouvement dans tout le corps par l’alternance entre étirement et relâchement, ouverture et fermeture, élévation et enracinement.
Une méthode de douze mouvements
Le Mawangdui Daoyin Shu comprend une position initiale, douze exercices et une posture finale. L’enchaînement complet demande environ dix-sept minutes et peut être pratiqué dans son intégralité ou étudié progressivement.
Les douze exercices suivent l’ordre traditionnel des méridiens :
1. Poumon
2. Gros intestin
3. Estomac
4. Rate
5. Cœur
6. Intestin grêle
7. Vessie
8. Rein
9. Péricarde
10. Triple Réchauffeur
11. Vésicule biliaire
12. Foie
Cette organisation ne signifie pas qu’un mouvement agirait exclusivement sur un seul organe. Elle constitue avant tout une grille de lecture traditionnelle permettant d’orienter le geste, l’attention et l’intention le long de certains trajets corporels.
Les grands principes du Mawangdui Daoyin Shu
1. Guider le mouvement par les méridiens
La pratique s’appuie sur la connaissance des principaux trajets des méridiens afin de mieux comprendre l’orientation des gestes.
Il ne s’agit pas nécessairement de visualiser chaque point avec une précision anatomique permanente. L’attention accompagne plutôt une direction générale : de la poitrine vers la main, du pied vers le tronc, de la tête vers la jambe ou du centre vers les extrémités.
Les planches d’acupuncture associées à la méthode permettent de localiser les points importants. Elles ne signifient pas que chaque exercice sollicite tous les points représentés.
2. Coordonner mouvement et attention
La concentration mentale constitue une composante essentielle de la pratique. Le regard, l’orientation de la tête et l’attention portée aux mains ou aux pieds participent à la construction du mouvement.
Le pratiquant ne réalise donc pas mécaniquement une série d’étirements : il cherche à unir **intention, respiration et déplacement du corps**.
3. Bouger lentement et sans raideur
Le mouvement doit rester :
- Lent,
- Régulier,
- Continu,
- Détendu,
- Réalisé sans forcer les articulations.
La lenteur ne doit pas devenir mollesse. Le corps reste organisé, les appuis sont présents et les extrémités conservent une direction claire.
4. Alterner étirement et relâchement
La méthode ne recherche pas un étirement maintenu au maximum de l’amplitude. Les tissus sont progressivement mis en tension, puis relâchés au fil du mouvement.
Cette alternance concerne les bras, les jambes et le tronc, mais aussi les chaînes reliant les épaules au bassin et les pieds aux mains.
5. Faire participer l’ensemble du corps
Même lorsque le mouvement paraît initié par les bras, il implique généralement :
- Les appuis,
- Le bassin,
- La colonne vertébrale,
- La cage thoracique,
- Les épaules,
- Le regard.
Cette coordination globale constitue l’une des principales richesses du Mawangdui.
Les douze mouvements et leurs principaux points
1. Tendre l’arc — Wan Gong
Méridien du Poumon.
Le mouvement associe une élévation des mains devant la poitrine, un retour des coudes vers l’arrière, puis une extension des bras accompagnée d’un mouvement du bassin.
Trajet principal de l’attention:
-
Zhōngfǔ — P1, dans la partie supérieure de la poitrine, près de l’épaule ;
-
Chǐzé — P5, au pli du coude ;
-
Shàoshāng — P11, à l’extrémité du pouce.
Lors de l’extension du bras, l’attention se déplace de Zhōngfǔ vers Shàoshāng en passant par Chǐzé.
Point complémentaire
-
Tánzhōng — Ren 17 / VC17, au centre de la poitrine.
Les mains reviennent vers la poitrine à la hauteur de ce point. Il sert ici de repère de positionnement, mais ne fait pas partie du trajet principal du méridien du Poumon.
2. Étirer le dos — Yin Bei
Méridien du Gros Intestin.
Le mouvement combine l’enroulement du dos, l’extension des bras, un déplacement du poids et une rotation du corps.
Trajet principal de l’attention:
-
Shāngyáng — GI1, à l’extrémité de l’index ;
-
Qūchí — GI11, sur la face externe du coude ;
-
Yíngxiāng — GI20, près de l’aile du nez.
Lorsque le dos s’arrondit et que les bras s’étendent, l’attention part de Shāngyáng, passe par Qūchí et rejoint Yíngxiāng. Le déplacement de l’attention accompagne également celui du regard.
3. Le bain du Canard sauvage — Fu Yu
Méridien de l’Estomac.
Les bras décrivent de grands arcs tandis que la taille pivote, que les hanches se déplacent latéralement et que les jambes accompagnent le mouvement.
Trajet principal de l’attention:
-
Chéngqì — E1, sous l’œil ;
-
Tiānshū — E25, sur le côté de l’abdomen ;
-
Zúsānlǐ — E36, sur la face antéro-externe de la jambe ;
-
Lìduì — E45, à l’extrémité du deuxième orteil.
Lorsque les bras redescendent, l’attention part du visage au niveau de Chéngqì, passe successivement par Tiānshū et Zúsānlǐ, puis descend jusqu’à Lìduì.
4. Le dragon escalade (prendre son envole) — Long Deng
Méridien de la Rate.
L’exercice alterne une flexion profonde des jambes, une remontée du corps, une élévation des bras, un soulèvement des talons et une ouverture de la poitrine.
Trajet principal de l’attention:
-
Yǐnbái — Rt1, sur le bord interne du gros orteil ;
-
Yīnlíngquán — Rt9, sur la face interne de la jambe, sous le genou ;
-
Dàbāo — Rt21, sur le côté du thorax.
Lors de l’élévation des mains, l’attention remonte de Yǐnbái, passe par la face interne du genou au niveau de Yīnlíngquán, puis rejoint Dàbāo.
Utilisation particulière de Dàbāo :
Au retour des bras, les majeurs viennent toucher ou désigner les deux points Dàbāo. Le point constitue ainsi à la fois l’extrémité du trajet d’attention et un repère concret du mouvement.
5. L’oiseau se penche vers l'avant (déploie ses ailes) — Niao Shen
Méridien du Cœur.
Les bras s’ouvrent comme des ailes tandis que le corps s’incline vers l’avant. Le mouvement se prolonge ensuite par une flexion progressive de la colonne, puis par le redressement.
Trajet principal de l’attention:
-
Jíquán — C1, au creux de l’aisselle ;
-
Shàohǎi — C3, sur la face interne du coude ;
-
Shàochōng — C9, à l’extrémité de l’auriculaire.
Pendant le balancement des bras, l’attention part de Jíquán, passe par Shàohǎi et rejoint Shàochōng.
6. Étirer l’abdomen (Le vol de l'hirondelle) — Yin Fu
Méridien de l’Intestin grêle.
Les bras sont étendus horizontalement tandis que les hanches oscillent et que les avant-bras et les mains effectuent des rotations opposées.
Trajet principal de l’attention:
-
Shàozé — IG1, à l’extrémité de l’auriculaire ;
-
Xiǎohǎi — IG8, sur la face interne du coude ;
-
Tīnggōng — IG19, devant l’oreille.
Lors de l’élévation des mains, l’attention part de Shàozé, passe par Xiǎohǎi et rejoint Tīnggōng.
Repères complémentaires du geste: Deux autres points sont nommés, mais ils ne font pas partie du trajet principal de l’Intestin grêle :
-
Nàoshù — IG10, à l’arrière de l’épaule : l’auriculaire de la main supérieure est dirigé vers ce point ;
-
Huántiào — VB30, dans la région de la hanche : le pouce de la main inférieure est dirigé vers ce point.
Ils servent à préciser l’orientation opposée des deux bras.
7. Le Hibou regarde au loin ( en fixant son regard) — Chi Shi
Méridien de la Vessie.
Le mouvement associe un pas oblique, une élévation des bras, un étirement de la colonne et le relèvement de l’avant du pied.
Points principaux:
-
Wěizhōng — V40, au centre du creux poplité, derrière le genou ;
-
Zhìyīn — V67, sur le bord externe du petit orteil.
L’attention part de la tête, descend le long du dos et de l’arrière de la jambe, passe par Wěizhōng, puis rejoint Zhìyīn. Aucun point précis de la tête n’est nommé : la tête constitue ici le point de départ général de l’attention.
8. Étirer la taille — Yin Yao
Méridien du Rein.
Le mouvement commence par le passage des mains sur l’abdomen et le long du Dai Mai, ou « méridien ceinture », jusqu’à la région lombaire. Il se poursuit par des flexions, des inclinaisons latérales et de grandes ouvertures des bras.
Trajet principal de l’attention:
-
Yǒngquán — R1, sous la plante du pied ;
-
Yīngǔ — R10, sur la face interne du genou ;
-
Shùfǔ — R27, sous la clavicule.
Lors de l’élévation des bras, l’attention remonte de Yǒngquán vers Shufu, en passant par Yīngǔ.
La transcription anglaise visible dans l’ouvrage est « Yufu ». Le code indiqué par le trajet et la localisation sous-claviculaire correspondent au point R27, Shufu.
9. Le vol de l’oie sauvage — Yan Fei
Méridien du Péricarde.
Les bras montent et descendent comme des ailes tandis que les genoux se fléchissent et que le corps s’incline alternativement de chaque côté.
Trajet principal de l’attention:
-
Tiānchí — MC1, sur la poitrine ;
-
Qūzé — MC3, sur la face interne du pli du coude ;
-
Zhōngchōng — MC9, à l’extrémité du majeur.
Lorsque la tête se tourne pour regarder vers le bas, l’attention part de Tiānchí, passe par Qūzé et rejoint l’extrémité du majeur au niveau de Zhōngchōng. La consigne décrit plus précisément le trajet vers le majeur droit dans la première direction du mouvement.
10. La danse de la Grue — He Wu
Méridien du Triple Réchauffeur.
L’exercice associe des rotations du corps, des demi-flexions des jambes ainsi que des mouvements de poussée et de pression des mains.
Trajet principal de l’attention:
-
Guānchōng — TR1, à l’extrémité de l’annulaire ;
-
Tiānjǐng — TR10, sur la face postéro-externe du coude ;
-
Sīzhúkōng — TR23, à l’extrémité externe du sourcil.
Pendant les poussées et les pressions, l’attention part de Guānchōng, passe par Tiānjǐng et rejoint le sourcil au niveau de Sīzhúkōng.
11. Expirer vers le ciel (en levant la tête) — Yang Hu
Méridien de la Vésicule biliaire.
Les bras s’élèvent au-dessus de la tête, la poitrine s’ouvre, le regard monte et les talons se soulèvent. Le mouvement se poursuit par l’ouverture et l’abaissement des bras.
Trajet principal de l’attention:
-
Tóngzǐliáo — VB1, à l’angle externe de l’œil ;
-
Huántiào — VB30, dans la région de la hanche ;
-
Zúqiàoyīn — VB44, à l’extrémité du quatrième orteil.
Pendant l’élévation et l’abaissement des bras, l’attention descend de Tóngzǐliáo, passe par Huántiào et rejoint Zúqiàoyīn.
12. Faire de l'ombrage (Fléchir le corps) — Zhe Yin
Méridien du Foie.
Le dernier exercice associe un pas en avant, de grands arcs des bras, une flexion profonde du tronc et une remontée des mains le long de la face interne des jambes.
Trajet principal de l’attention:
-
Dàdūn — F1, sur le gros orteil ;
-
Qūquán — F8, sur la face interne du genou ;
-
Qīmén — F14, dans la région costale, à la jonction du thorax et de la partie supérieure de l’abdomen.
Lorsque les paumes remontent le long de la face interne des jambes, l’attention part de Dàdūn, passe par Qūquán et rejoint l’abdomen au niveau de Qīmén.
| Mouvement | Méridien | Trajet principal |
| 1. Wan Gong | Poumon | P1 → P5 → P11 |
| 2. Yin Bei | Gros Intestin | GI1 → GI11 → GI20 |
| 3. Fu Yu | Estomac | E1 → E25 → E36 → E45 |
| 4. Long Deng | Rate | Rt1 → Rt9 → Rt21 |
| 5. Niao Shen | Cœur | C1 → C3 → C9 |
| 6. Yin Fu | Intestin grêle | IG1 → IG8 → IG19 |
| 7. Chi Shi | Vessie | tête → V40 → V67 |
| 8. Yin Yao | Rein | R1 → R10 → R27 |
| 9. Yan Fei | Péricarde | MC1 → MC3 → MC9 |
| 10. He Wu | Triple Réchauffeur | TR1 → TR10 → TR23 |
| 11. Yang Hu | Vésicule biliaire | VB1 → VB30 → VB44 |
| 12. Zhe Yin | Foie | F1 → F8 → F14 |
Pourquoi le Mawangdui mobilise-t-il autant le dos ?
L’une des particularités les plus perceptibles de cette méthode est la variété des mouvements proposés à la colonne vertébrale.
On y retrouve :
- des flexions vers l’avant ;
- des extensions ;
- des rotations ;
- des inclinaisons latérales ;
- des mouvements combinant rotation et flexion ;
- des ouvertures de la cage thoracique ;
- des déplacements du bassin autour des appuis.
Le dos n’est donc pas uniquement « étiré ». Il est mobilisé dans plusieurs directions et mis en relation avec les hanches, les épaules et les jambes.
Cette approche peut contribuer à entretenir :
- La mobilité thoracique ;
- La coordination entre bassin et colonne ;
- L’amplitude des épaules ;
- La souplesse des chaînes postérieures ;
- La capacité à transférer le poids d’un appui à l’autre.
Le bénéfice dépend toutefois de la qualité d’exécution, de la régularité et de l’adaptation des amplitudes. Une flexion profonde ou une rotation importante n’est pas automatiquement bénéfique lorsqu’elle est forcée ou réalisée sans contrôle.
Que peut-on réellement dire de ses bienfaits ?
Le Mawangdui Daoyin Shu mobilise le corps dans toutes ses dimensions : flexions, extensions, rotations, inclinaisons, changements d’appui et grands mouvements des bras. Cette variété favorise particulièrement :
- La mobilité de la colonne vertébrale et des épaules,
- La souplesse des hanches et des jambes,
- La coordination entre le haut et le bas du corps,
- L’équilibre et la stabilité,
- La respiration et l’ouverture de la cage thoracique,
- Le relâchement des tensions,
- La concentration et la conscience corporelle.
L’alternance entre ouverture et fermeture, montée et descente, étirement et détente permet de solliciter le corps progressivement, sans rechercher la force ni la performance. Cette pratique régulière peut ainsi contribuer au maintien de la mobilité, de la vitalité et du bien-être général. [2] [5]
Les recherches consacrées aux exercices corps-esprit confirment également des effets favorables sur la condition physique, la fatigue, le sommeil et la qualité de vie.
Une pratique accessible, mais pas toujours facile
L’enchaînement peut être appris par des pratiquants d’âges et de niveaux variés, à condition d’adapter :
- La profondeur des flexions,
- L’amplitude des rotations,
- La hauteur des bras,
- La largeur des pas,
- La vitesse des transferts de poids,
- La durée de la pratique.
Certains passages demandent une réelle mobilité des chevilles, des hanches, des épaules et de la colonne. La méthode est donc accessible, mais elle n’est pas pour autant simpliste.
Les amplitudes profondes doivent être réduites en cas de douleur, de vertiges, de troubles de l’équilibre ou de limitation articulaire.
Ce qui rend le Mawangdui Daoyin Shu singulier
Le Mawangdui occupe une place particulière parmi les Qi Gong de santé modernes.
Il réunit :
- Une référence directe aux premières représentations connues du Daoyin,
- Une forme structurée autour des douze méridiens,
- Une grande diversité de mouvements de la colonne,
- Un travail constant des transferts de poids,
- Une coordination étroite entre le regard, les mains et les pieds,
- Une alternance entre ouverture et fermeture,
- Une pratique à la fois douce dans son rythme et exigeante dans sa coordination.
Sa richesse ne réside donc pas seulement dans son ancienneté revendiquée, mais dans la manière dont il fait dialoguer héritage historique, théorie traditionnelle et mouvement corporel contemporain.
Conclusion — Une tradition ancienne mise au service d’une pratique
Le Mǎwángduī Dǎoyǐn Shù est une méthode contemporaine inspirée des pratiques de Dǎoyǐn représentées dans les documents découverts à Mawangdui. Ses douze mouvements relient les appuis, le bassin, la colonne, les épaules, la respiration et l’attention dans une organisation fondée sur les méridiens de la médecine chinoise.
Sa richesse tient moins à la recherche de performances qu’à la qualité des coordinations : ouvrir et fermer, monter et descendre, étirer et relâcher, transférer le poids sans rompre la continuité. Les points d’acupuncture donnent une direction à l’attention, mais prennent surtout leur sens dans le mouvement global qui les relie.
Accessible à condition d’adapter les amplitudes, le Mawangdui propose ainsi une pratique progressive pour entretenir la mobilité, la stabilité et la disponibilité corporelle, en faisant dialoguer un héritage ancien avec une approche actuelle du mouvement.
Pour approfondir le Mawangdui Daoyin Shu et découvrir cette forme par la pratique, elle sera au programme des cours de Qi Gong de l’École Bái Lóng durant la saison 2026-2027.
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